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Biographie
Maxime Chattam et Maxime Williams sont des pseudonymes de Maxime
Guy Sylvain Drouot, romancier français, né le 19 février 1976 à Herblay dans le Val-d'Oise, qui, suite à des études en criminologie, s'est spécialisé dans le roman
policier.
Au cours de son enfance, le jeune Maxime fait de fréquents séjours aux États-Unis : sa
première destination en 1987 est Portland dans l'Oregon, ville qui inspire son premier roman. Durant son adolescence, souhaitant devenir acteur, il prend des cours de comédie au Cours
Simon à Paris. Il obtient des rôles pour la télévision et la publicité.
Cette passion est vite abandonnée pour revenir à son premier amour : l'écriture. En
1988, il passe quelque temps dans la jungle thaïlandaise. Le journal qu'il écrit alors est sa première expérience avec l'écriture. Il la poursuit au début des années 1990 avec ses
premiers essais littéraires d’abord inspirés de Stephen King et notamment du film "Stand By Me" tiré de la nouvelle "Le Corps" dans le recueil de nouvelles "Différentes
Saisons". C’est lors d’une répétition en 1995 pour le spectacle "Angélique Marquise des Anges" de Robert Hossein auquel Maxime Chattam participe qu’un des comédiens, Pierre Hatet,
lui suggère d’écrire pour le théâtre. Il écrit alors "Le Mal" qu’il ne publie pas. Il ébauche son premier roman, "Le Coma des mortels", fable humoristique sur la solitude,
racontant un mois dans la peau d’un jeune homme plongé dans le coma, suite à un accident qui s’avère être une tentative de meurtre.
Ayant abandonné la comédie, il exerce quelques petits boulots avant de reprendre des
études de lettres modernes. Il écrit "Le Cinquième règne" à cette époque puis fin 1999, il est engagé à la FNAC au rayon "Livres policier", ce qui le met en contact avec les
maisons d'Editions. Excellent vendeur, Maxime Chattam se fait remarquer et propose en lecture son premier Polar aux plus gros fournisseurs de la FNAC. Michel Lafon lui donne sa chance.
Il a 25 ans à peine ! "Le Cinquième règne" est publié bien plus tard, en 2003, sous le pseudonyme de Maxime Williams. Ce roman mêle la traque d’un tueur en série à un thème
récurrent de la littérature fantastique — la découverte d’un grimoire magique par une bande d’enfants et les affrontements de groupuscules pour en avoir la possession — le livre est
couronné par le prix du roman fantastique du Festival de Gérardmer.
Très vite, il se fascine pour les romans policiers mais, conscient des connaissances
qu'il faut avoir pour ce genre d'écrits, il suit une formation en criminologie pendant un an à l'université de Saint-Denis. Durant cette année il apprend les rudiments de la psychologie
criminelle, de la police technique et scientifique et de la médecine légale.
Début 2000, il s’attelle à la rédaction de "L'âme du mal" qu’il achève à l’automne
2001 et qui est publié en 2002 par Michel Lafon. Suivent "In Tenebris" et "Maléfices".
Il présente "L'âme du mal" à Michel Lafon, un éditeur orienté exclusivement vers
les thrillers américains. Cet éditeur décide de miser sur lui. Signé du pseudonyme de Chattam, en référence à une petite ville de Louisiane, le livre crée la surprise et conquiert
rapidement un public. Des critiques saluent ce jeune auteur français qui, pour eux, renouvelle de façon spectaculaire le genre, rompt avec la tradition du polar à la
française.
L'"âme du mal" raconte l’enquête menée par Joshua Brolin, transfuge du FBI au sein
de la police de Portland en Oregon, aidé d’une jeune étudiante en psychologie. Un tueur abattu semble avoir ressuscité, mutilant ses victimes de manière rituelle, laissant des indices
issus de la Bible Noire. Grâce à ce premier roman, Maxime Chattam convainc son éditeur de le laisser vivre de sa plume. Il désire écrire une trilogie sur le mal, dans laquelle le
personnage de Brolin serait le fil conducteur. Plus abouti, le deuxième volet, "In Tenebris" (2003), plonge le lecteur dans les ténèbres de New York. Une femme retrouvée scalpée et
traumatisée soutient qu’elle revient de l’Enfer. Aidée de Joshua Brolin qui a démissionné de la police, l’officier Annabel O’Donnel mène l’enquête. Mais devant la multiplication des
crimes, ils abandonnent vite la simple piste d’un tueur en série : le tueur n’agit pas seul. Dans "Maléfices" (2004), Brolin et O’Donnel se trouvent confrontés à un serial killer
qui momifie ses victimes dans de la soie d’araignée. À travers ces trois livres qui peuvent se lire séparément et qui fournissent trois définitions du tueur en série, Maxime Chattam a
souhaité traiter le thème du mal du point de vue le plus réaliste. Quand L'"âme du mal" évoque le rôle de la famille dans la genèse du monstre, "In Tenebris", lui, met en
avant la société de consommation. Avec "Maléfices" qui constitue une fin d’histoire, renaît une certaine forme d’espoir.
Chaque tome de la trilogie représente une saison. L'automne pour L'"âme du mal", l'hiver pour
"In Tenebris" et enfin le printemps avec "Maléfices"comme dans la vie du héros de la série, Joshua Brolin.
Maxime Chattam sait utiliser les ficelles du thriller américain qu'il a assimilées :
courts chapitres, tension permanente, rebondissements, scènes d’horreur, héros émouvants qui conservent une part de mystère, structure cinématographique... Dans un souci de réalisme, il
confronte les dernières technologies de la police scientifique à des enquêtes que tout désigne de prime abord comme impossibles. Le but est de créer des atmosphères angoissantes et
efficaces. Ses situations, avec des effets de miroir, laissent entrevoir de multiples dénouements potentiels.
Il fait partie de cette nouvelle génération d'auteurs français de romans policiers influencés par
la culture américaine et revendiquant, en ce qui concerne les États-Unis, la puissance d'un imaginaire collectif (romans, série télévisées, films) : Jean-Christophe Grangé, Laurent
Botti, Alec Covin, Franck Thilliez...
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